PPRT: "les habitants ne doivent avoir rien à payer"

Le projet de plan de prévention des risques technologiques de Total suscite toujours la controverse auprès des riverains.

PPRT: "les habitants ne doivent avoir rien à payer"

  • Le comité extra-municipal antipollution châteauneuvais (Cemac) réagit au projet de Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) , projet qui ne suscite guère d'enthousiasme chez les riverains.
  • "Sur l'étude qui, à nos yeux, ne vaut pas grand-chose, il faut savoir que les dégâts occasionnés par l'explosion de 1992 ont été les plus importants au centre de La Mède" note Antoine Franceschi, président du Cemac. "Le 2e quartier le plus touché a été celui de Ferrières à Martigues alors que le Val des Pins a été épargné. Il y a 4 ans, deux soupapes de sécurité ont fonctionnées et se sont déclenchées, libérant des jets de gasoil qui devaient en principe ne pas dépasser les limites de la raffinerie. Avec le fort mistral de ce jour là, le gasoil est arrivé à Sausset-les-Pins", ajoute-t-il, relevant ainsi la contradiction entre le risque et sa zone d'éventuelle propagation. "Le député maire de cette commune, Eric Diard, a fait venir deux fois le ministre de l'environnement. Demain, si d'autres dépassements de ce cercle surviennent, ce seront l'Etat et ses responsables qui devront répondre devant la justice" ~ Au Cemac, on s'appuie volontier sur l'historique de la situation locale pour refuser un plan dont seuls les ri-verains devraient assumer le coût. "Les habitants n'ont rien à payer. Les permis de construire ont été demandés dans les for-mes et accordés par les services concernes de l'Etat, dans le respect du COS, à présent du PLU. C'est donc à l'Etat de payer."
  • A sa manière, le Cemac se fait également le défenseur de l'industriel. "Total a chaquefois demandé un permis d'exploiter.Après deux mois d'enquête publique qui ne sert pas à grand-chose, une commission préfectorale donne un avis presque toujours favorable et le pré-et, représentant de l'Etat, acquiesce dans la foulée. C'est donc l'Etat qui est responsable et non Total".
  • Le Comité considère que To¬tal doit se soucier en priorité de la sécurité de son personnel et limiter la zone de danger en œuvrant au confinement de son ac-tivité de production et à la pro-tection de son environnement immédiat. Dans son analyse sur les conséquences financiè¬res du PPRT, le Cemac aborde également la fiscalité locale. "Total ne payant plus la taxe professionnelle, il y a également lieu de supprimer la taxe d'habi-tation et la taxefoncière aux mé-déens, vu que ceux-ci sont soit disant en danger ... "
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