COMPTE RENDU DU POA DU PPRT DE TOTAL LA MEDE DU 13 avril 2011

COMPTE RENDU DU POA DU PPRT DE TOTAL LA MEDE DU 13 avril 2011

 

COMPTE RENDU DU POA DU PPRT DE TOTAL LA MEDE DU 13 avril 2011

P.P.R.T de TOTAL la Mède

• Bonne introduction par le représentant du collège riverains du CLIC, suivi des commentaires du spécialiste sollicité par les associations du collectif sur les études de dangers. Le rapporteur a été pris au sérieux et son exposé a surprit l’assemblée. Les textes seront dans le Compte rendu qui sera visible sur le site du P.P.R.T

• Le sous-préfet a visiblement insisté sur le fait que les questions sur les mesures dans les E.D.D ne pouvaient pas être revues en permanence, il a fermement indiqué qu’il fallait avancer dans l élaboration du P.P.R.T en passant à l'ordre du jour. (son commentaire : tout ça c'est bien, mais il faut avancer. Nous ne pouvons pas refaire des études à l'infini... il est clair que des directives ministériels ont été données pour accélérer les P.P.R.T sur le territoire)

• M Le Directeur de la D.R.E.A.L a ensuite pris la parole (pour ne plus la quitter)

• Les réponses aux études complémentaires ont été les suivantes (résumé)

Passage de l'Alkylation de l' H F au H2SO4 : pas réaliste disparition du H F mais conservation dH2SO4.

Stockage des hydrocarbures lourds coté EST : ont été optimisé

Inventaire des stockages GPL (coté Martigues) : impossible de réduire les quantités.les stockages sont à minis pour le fonctionnement de l’usine.

Technologie des stockages GPL : le talutage est dangereux et couteux, le confinement sous béton ne supprime pas le Blève, le déplacement est trop couteux, l'ignifugation peut remplacer le talutage et est très peu couteux.

Le mur de protection coté la Mède (2 hauteurs étudiées 5m et 20 m) n’apporte pas de résultat probant car cela crée un rebond.

Concernant l’autoroute A55 et l’ancienne route de Marseille ces points n’ont pas été abordés

Il est clair que la D.R.E.A.L ne peut imposer, de par la réglementation, des mesures plus restrictives à TOTAL qui se retranche dans des mesures de sécurité qu’il a obligation de faire sans aller au-delà.

La notion « d ’ économiquement acceptable »des approches des E.D.D est portée à son plus haut niveau dans la réduction des risques à la source et apporte un véritable confort moral et financier à l’industriel !

• ensuite les mesures foncières ont été abordées qui couteraient coté Martigues 21 M€ pour 30 maisons et coté Mède 10 M€ pour 29 maisons et commerces (pour destruction et délaissement).

Pour les seules mesures foncières (31 M€) financées par la convention tripartite : État, Collectivités et Industriel soit 31 maisons et commerce, seront divisées approximativement par 3 soit 10 M€ chacun.

A. 10 M € pour la commune de Martigues et Châteauneuf -les-Martigues ; 10 M€ pour l’État ; 10 M€ pour l’industriel

SOIT 20 Million d’€ d’argent public pour financer les mesures de sécurité des riverains,

Pour 10 Million d€ financés par TOTAL La Mède qui génère les risques !

• Les couts des travaux pour la sécurité des habitants sont estimés pour l’ensemble des riverains concernés de 25 M€ (approximativement 850 habitation concernées)

Soit actuellement un total de 56 M€ pour sécuriser les riverains de l’établissement de TOTAL la Mède

Conclusion

Les cartes sont distribuées, les positions des uns et des autres sont claires.

Concernant les E.D.D, peut-être quelques améliorations, au conditionnelle avec l’utilisation du logiciel selon des critères bien définis, pourront apportées un léger gain.

Pour la D.R.E.A.l, elle ne peut imposer à TOTAL que des mesures que la réglementation lui permet

Total a été clair plus rien à attendre de lui si ce n’est pas imposé par le Préfet.

Pour les riverains des solutions techniques existent encore, mais au regard de l’industriel ne sont pas acceptable financièrement.

Les riverains ne se contentent pas des conclusions de ce P.O.A. Nous exigeons une plus grande fermeté de la D.R.E.A.L vis à vis de l'industriel au niveau réduction des risques à la source. De plus, il n'est pas question de transformer nos habitations en véritable bunker pour une protection qui sera quasiment nulle et très couteuse.

Sur tout le territoire Français, nous représentons quelques 8 à 9 millions d'électeurs riverains de PPRT. Nous saurons nous fédérer et nous unir pour faire amender par nos élus, cette loi de 2003, dite loi Bachelot."

La réunion publique de vendredi à 18 h nous permettra à chacun d’expliquer aux habitants les informations que nous avons acquises et nous déciderons ensemble de la suite à donner qui me paraît être évidente, motiver les élus sur cette injustice flagrante en voyant les résultats de ce P.P.R.T

P.O le COLLECTIF P.P.R.T 13

sylvestrepuech@orange.fr

Publié le jeudi 14 avril 2011 à 14H35 sur la Provence

Les riverains du site de La Mède refuse toujours le PPRT tel qui leur a été présenté

Les riverains de Total La Mède entendent bien continuer leur action. Ils se réuniront dès demain soir à La Mède.

Les riverains de Total La Mède entendent bien continuer leur action. Ils se réuniront dès demain soir à La Mède.

Le 30 mars, ils manifestaient devant les locaux de la Dréal. Hier après-midi, ils étaient de retour à l'occasion d'une réunion de Personnes et d'organismes associés (POA) et "ne comptent pas se laisser faire". Eux, ce sont les riverains de Total La Mède concernés par le futur Plan de prévention des risques technologiques (PPRT).

Un document en cours d'élaboration qui prévoit, "sous couvert du principe de l'économiquement acceptable", que le coût des risques que fait courir Total La Mède soit supporté non pas par l'industriel mais par les habitants des alentours.

"Quatre secteurs ont été définis. Dans le premier, les riverains sont expropriés, dans le second ils dépendent d'une zone dite de 'délaissement', dans le troisième ils doivent effectuer des travaux et dans le dernier, ces travaux leur sont recommandés", explique Sylvestre Puech, coordinateur du collectif PPRT13, lequel réunit plusieurs associations. Ces mêmes travaux s'élèvent à environ 15000€ par habitation. Et ce n'est pas aux riverains de payer cette somme!"

"Ce que nous voulons aussi c'est que la loi concernant le PPRT soit revue, lance Clément Rossi, habitant de La Mède. Elle est absurde. Pourquoi faudrait-il sécuriser l'extérieur du site alors qu'à l'intérieur, sur son site même, Total ne le fait pas? Parce que ça coûterait plus cher?"

Hier, après 4heures de discussions, le collectif du PPRT13 s'est dit insatisfait. "Nous avons obtenu les résultats d'études complémentaires. Il en ressort qu'il existe des possibilités de réduire les risques à la source. Mais Total ne veut pas mettre la main à la poche et ne les envisage pas. Et la Dreal n'a pas le pouvoir de leur imposer", déplore Sylvestre Puech. Selon les estimations du PPRT, le coût de la sécurité des riverains s'élèverait à 55millionsd'euros, "dont 10 millions, seulement, à la charge de l'industriel. Le reste serait payé par les collectivités et les riverains". De quoi agacer davantage les intéressés qui se réuniront demain, à 18h, à la salle des fêtes de LaMède pour une réunion d'informations.

 

Julia RAZIL

 

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Une motion présentée demain soir au conseil municipal

La Ville veut s'engager au côté des riverains impactés par les plans de prévention des risques technologiques de Total.

Ce sera l’un des points forts demain soir (18h), du conseil municipal: une motion spécifique au Plan de prévention des risques technologiques de Total sera présentée à l’assemblée.

"Nous avons voulu faire consensus autour de cette motion, explique Henri Cambessedes, le premier adjoint au maire. Le maire avait proposé de réfléchir à cette motion et nous avons réuni tous les groupes, y compris l’opposition. Elle sera articulée en quatre points nous souhaitons la réduction des risques à la base, donc chez l’industriel, en premier lieu. Puis, nous voulons que l’État s’implique davantage dans ces plans. Nous abordons également la notion du financement: ce n’est pas aux propriétaires à engager des frais pour se protéger alors qu’ils n’y sont pour rien. Nous souhaitons que ce soit l’industriel qui finance les travaux. Enfin, nous voulons en savoir davantage sur la destination des biens expropriés. La Ville n’a pas à être tenue responsable de l’expropriation, du délaissement ou du nettoiement des sites concernés. Nous ne voulons pas nous substituer à l’industriel ou à l’État dans la gestion de ces terrains impropres." D’autant que, ajoute l’élu, "les trois-quarts au moins de ces maisons appartiennent à Total".

 

S.R.

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