ETUDES DE DANGERS TOTAL

  1.  

Dans le cadre des études de Danger de la raffinerie de Provence TOTAL,

nos partenaires MM CASTELAIN, CREPEAUX et DEBOOM

ont consultés les documents à la DREAL les 2 et 4 août 2010.

  • Cette consultation a fait l’objet d’un questionnement remis (par MM CASTELAIN DEBOOM, et PUECH) à M Sandon le 23 août 2010, en présence de Mme Lambert.
  • Les représentants du Collectif ont fait part de leurs préoccupations que soulèvent les questions posées et attendent des réponses ?
  • Par ailleurs un rendez-vous sera pris pour juger des phénomènes impactant La Mède. Nous espérons un quota plus important de participants (4 ou 5)
  • 

CONSULTATION DES ETUDES DE DANGERS EFFECTUEES

LES 2 ET 4 AOUT DANS LES LOCAUX DE LA DREAL

PRELIMINAIRE :

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  • Compte tenu de la démarche initiée par les habitants de La Mède et de l’association du Val des Pins, les consultations ont porté, dans un premier temps et en raison du temps disponible (congés d’été) sur les EDD susceptibles d’affecter Martigues Est : Val des Pins, ancienne route de Marseille, Coronilles, Gueule d’enfer etc.… en raison de leur gravité et des distances des effets létaux, irréversibles et indirects.
  • Sur la base d’une part de la liste des 875 phénomènes dangereux communiquée par la DREAL et de l’implantation des unités TOTAL d’autre part, ont été consultées les EDD relatives aux stockages de GPL et à l’Alkylation.
  • Le Gas plant et le craqueur C3 produisent leurs effets létaux et irréversibles maximum à des distances comparables et avec des possibilités d’occurrence identiques, mais sont un peu plus éloignés des habitations citées ci-dessus, et ont de ce fait un impact non négligeable, mais moindre.
  • Nous n’avons pas pu étudier les EDD des autres unités de la raffinerie : d’où la nécessité d’études complémentaires par un cabinet d’experts indépendants, après consultation du plan IGN et de la vue aérienne d’une part, et des effets majeurs induits par d’autres unités d’autre par, pour juger des phénomènes impactant La Mède.

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STOCKAGES GPL

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  • Les stockages de GPL situés à l’ouest de la raffinerie et à l’est de Martigues qui ont un impact maximum sont, selon les documents présentés :
  • Les sphères de butane S2 et S4 (capacités respectives de 2000 m3 et 3000 m3) et, un peu moins proches, les sphères de propane S3 et S5 (capacités de 1600 m3) (voir plan IGN au 1/25000 et vue aérienne)
  • Dans une étude plus détaillée, il ne faudrait pas oublier les cigares proches de S4 et S2.

Si l’on se réfère aux distances des effets létaux significatifs, des effets létaux, des effets irréversibles pour les effets thermiques ou de surpression, et aux distances des effets indirects par bris de vitres pour les seuls effets de surpression, on s’aperçoit que :

  • C’est la sphère S4 qui induit les effets majeurs (suivie de S2) et que ce sont les effets thermiques qui sont les plus significatifs, à la fois pour le BLEVE (cas 643) : rupture de la sphère en cas d’incendie ou le Flash Fire (cas 647) : rupture de la sphère à pression de service.

Distance des effets Dist. des Dist. des

Létaux significatifs effets létaux effets irréversibles

BLEVE 565m. 742m. 923m. Pour S4

Flash Fire 937m. 937m. 947m.

BLEVE 427 623 777 Pour S2

F.FIRE 780 780 790

  • Pour S3 et S5 (cas 638 et 641), (652 et 656) ce sont également ces effets qui prédominent, avec des distances d’effets plus faibles.

Les distances d’effets par surpression sont assez nettement moins importantes.

  1. QUESTION :Dans la liste récapitulative des phénomènes dangereux, nous avons noté un cas très singulier pour S2, où l’onde de choc dans l’hypothèse : rupture de la sphère en cas d’incendie, produit de effets qui s’écartent très notablement des cas identiques pour S4, S3 et S5 (rapport sup. à 1,5 ) alors que S2 est censée contenir du butane, comme S4, et a une capacité inférieure. ??
  2. 
  3. QUESTION : Pour S3, ne sont répertoriés que 5 phénomènes (2 thermiques et 3 surpressions), les autres sphères en comportant 8 (3 et 5) la surpression n’apparaissant pas ?

Nous avons noté également le point suivant, qui apparaît curieux au premier abord :

  1. QUESTION : Les effets thermiques du Flash fire pour S4, S2 ainsi que pour S5 sont 1,5 fois plus importants pour une rupture de sphère à pression de service que pour une rupture par surpression, alors que les hypothèses sur les quantités de produit mises en jeu devraient être identiques sphère par sphère : raison de cet écart important ?
  2. QUESTION : Faut-il considérer que, dans le cas de rupture à pression de service, la zone où la concentration est supérieure ou égale à la limite inférieure d’inflammabilité est plus étendue qu’en cas de rupture par surpression ?
  • On peut être surpris par le fait qu’en termes de distances d’effets, le Flash Fire ait plus d’importance que le BLEVE. En effet, bien qu’en cas d’UVCE et de Flash Fire le nuage inflammable puisse être très étendu, on pourrait penser que, compte tenu de la densité du butane : 2, de la géographie locale (écoulement du butane vers le bas) et du coteau à franchir pour atteindre les habitations. Il serait plus difficile pour le front de flamme d’atteindre les habitations de Martigues Est, que cela ne l’est pour le BLEVE, qui se produit en hauteur et qui s’affranchit plus aisément de la protection relative apportée par la géographie.
  1. QUESTION : Pour ce qui est des études de dangers relatives aux stockages GPL fournies par TOTAL, on ne voit pas apparaître, dans les arbres « papillons » représentant les liens entre causes et conséquences, le BLEVE comme conséquence en fin de chaîne, sans que l’on sache pour quelle raison, alors que l’UVCE et le Flash Fire apparaissent. C’est pourtant un phénomène répertorié dans les phénomènes dangereux. (annexe5.5 page 36)
  2. 

 

{UVCE : Explosion d’un nuage de vapeur en milieu non confiné (en français).

Le Flash Fire est le front de flamme (effet thermique) pouvant se manifester à l’occasion d’un UVCE, l’UVCE étant accompagné d’une onde de surpression. }

Dans le Guide Méthodologique publié sous l’égide du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable pour les PPRT (version 2007) on peut lire, pages 62, au paragraphe : Sélection des phénomènes dangereux (« filtre probabilité »)

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Que des phénomènes dangereux dont la classe de probabilité est E peuvent être exclus du PPRT à condition que cette classe de probabilité repose sur une mesure de sécurité passive vis à vis du scénario identifié.

Ce serait vraisemblablement le cas du BLEVE si on passait au stockage enterré.

On peut également lire que c’est également le cas lorsque cette classe de probabilité repose sur au moins 2 mesures techniques de sécurité pour chaque scénario identifié, et qu’elle est maintenue en cas de défaillance d’une mesure de sécurité technique ou organisationnelle, en place ou PRESCRITE.

Dans la version de déc.2005, identique et développée pages 51,52 et53 apparaissaient en exemple le cas d’un BLEVE écarté du PPRT pour cette raison.

L’arbre « papillon » que nous n’avons pas retrouvé dans les EDD, concernant le BLEVE, devrait permettre de savoir si les EIPS installés ou à installer sont ou seraient à même d’écarter ce cas du PPRT.

{EIPS : Eléments Importants pour la Sécurité. }

  • A cet égard, les protections existantes ou envisageables et à installer au niveau des sphères :
  1. QUESTION : Détections incendie, couronnes d’arrosage, vanne de fond à sécurité feu, injection d’eau dans la sphère, soupapes, rideaux d’eau, moyens de lutte contre l’incendie … ne permettent-elles pas d’écarter le cas du BLEVE ?
  2. Ce sont pourtant de mesures de sécurité technique ou organisationnelle.
  3. QUESTION : Si ce n’est pas le cas, quelles seraient précisément les sécurités jugées suffisantes pour pouvoir écarter le BLEVE (et le Flash Fire) qui sont les phénomènes dangereux dimensionnant le zonage pour Martigues Est ?
  4. QUESTION : Quelles sont les éventuelles propositions faites par TOTAL pour parvenir à réduire ces effets, et que l’Administration n’aurait pas jugées utile de retenir ?
  • Outre la mise sous talus, des solutions induisant des contraintes au niveau des modes d’exploitation, comme la réduction volontaire de la capacité de stockage utilisable aux environs de 70%, permettrait très vraisemblablement de réduire les cercles de dangers impactant Martigues Est ( cf. le cas d’ESSO à Fos durant les périodes d’occupation par les vacanciers de la plage du Cavaou )

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ALKYLATION

  • Ce sont les effets toxiques qui constituent le risque le plus important pour Martigues Est

(Scénarii 34-36-43 etc…) (ALKY 11AT , 9AT, 15CT ….)

  1. QUESTION :Une étude complémentaire était semble-t-il prévue pour aboutir à ce que le système de détection de fuites agisse automatiquement sur le rideau d’eau.  Cela a-t-il été fait ?
  2. QUESTION : Est-ce un aménagement de nature à réduire la portée du phénomène dangereux ?
  3. QUESTION : Sinon, quels seraient les moyens complémentaires à suggérer à TOTAL pour minorer les effets de ce scénario ? (redondance des détecteurs, aménagements et renforcement des rideaux d’eau, ce dispositif étant reconnu pour son efficacité pour contrecarrer les risques liés aux fuites d’H.F.)
  • Bien que l’arrêté d’exploitation du 14/01 /1982 oblige l’industriel à prendre des mesures de protection pour l’air et l’eau, il ne mentionne dans son article 8 page 5 que les nuisances dues au bruit, en ne mentionnant pas les nuisances propres à l’acide fluorhydrique lui-même.
  1. QUESTION : N’est ce pas troublant, alors que les EDD font apparaître de nombreux scénarii à effet toxique, dont on peut penser qu’ils étaient envisageables à l’époque, et qui dépassent largement le périmètre de l’établissement ?
  2. 

Le choix d’utiliser l’acide fluorhydrique plutôt que l’acide sulfurique a sans doute été un choix techniquement et économiquement valable, mais induisant également des risques nettement plus importants en termes de gravité pour l’environnement, en cas d’incidents, tels qu’ils sont d’ailleurs répertoriés dans les EDD.

L’entreprise doit maintenant assumer les conséquences de ce choix, les riverains n’y ayant participé en aucune manière.

  1. QUESTION : De manière plus générale, les EDD datent pour la plupart de 2005 et conduisent parfois à des recommandations. Y-a-t-il eu des suites données ? Sinon, pour quelles raisons
  2. 

Remis le 23 août 2010 à la DREAL.

P.O Le COLLECTIF

PUECH

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